01/07/2006

Echec !

Attendre quand on a quinze ans et toute la vie devant sois ?

 

Coup sur coup, je venais de trouver une réponse à ce qui me tiraillaient, je réalisais qu’il ne me faudrait compter que sur moi pour exister et surtout que je serais quoi qu’il arrive, une brebis galeuse pour ces gens de ma famille!

 

C’est comme cela qu’un jour dans le courant du mois de mars. Je partis à vélo vers ce qui me semblaient la solution. Partir de chez mes parents comme pour aller à l’école. Mais au lieu de cela prendre la direction du sud de la France. Le seul chemin que je connaissais passait par la route du Condroz, direction Marche en Famenne.

 

Un vélo, une mallette sur le porte bagage, quelques biscuits en poche et rien à boire. Il fait froid et le ciel est gris. Passer la ville sur des rues en pavés et avec des rails de tram. Une seule idée en tête sortir de là le plus rapidement possible et en un seul morceau.

 

Une fois sur la route, il y a une terrible côte, pas de piste cyclable et les voitures me frôlent dangereusement. Arrivée sur le plateau du Condroz, c’est des longues lignes droites ou les voitures roulent à tombeau ouvert ! Je commence à fatiguer et avec le ciel plombé et les arbres sans feuillage, le découragement me gagne de plus en plus. Et dans de tels moments, tout s’assombri dans son esprit. Très peu d’argent, rien à boire, Déjà plus de biscuit à manger. Je me mets à avoir peur, j’ai froid, suis fatigué et ou s’arrêter pour la nuit, comment dormir ? A la belle étoile dans ces bois qui semblent mort ?

 

Et je ferais demi-tour ! La tête base, je refais le chemin en sens inverse. Le trajet me semble plus court, il est déjà tard et je sais que cela va faire mal en rentrant. Mais je ne peux pas m’empêcher de m’arrêter dans un petit parc ou j’allais jouer avec ma grand-mère quelques années plutôt. Le parc est désert ! Je m’assis sur un bac et je regarde autour de moi les endroits ou je jouais en riant avec l’insouciance des enfants. Et là, je pleure, je pleure sur ce premier échec ! Malheureusement, il y en aura d’autres !  

 

 

  

 

   

11:47 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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