07/07/2006

1974

Pour reprendre le récit de mon histoire. Voilà, je travaille et j’ai enfin une moto. A partir de ce moment je vais pouvoir vivre un peu, découvrir des nouveaux horizons.

 

En y repensant comme cela, il n’y a pas de vraie solution lorsque l’on est mal dans sa peau ! Et si l’achat d’une moto me permet d’être plus libre. Le travail toujours fatigant plus les heures passées à rouler ne peuvent atténuer cette envie d’être femme. La seule chose qui retardera mon choix, c’est le fait qu’une fois au guidon de ma moto je ne pense plus qu’à rouler et rouler du mieux que je peu. Oui, se concentrer sur le pilotage et les dangers environnent font un bon nettoyage de cerveau !

 

Nous sommes en 1974 et il y a toujours le problème du service militaire. Impossible d’y échapper et voilà que je dois bien me présenter aux sélections, ce que l’ont appelait alors « les trois jours » Moi, je ne veux pas être militaire ! Mais encore une fois, ma mère y met son grain de sable en me menaçant de revendre ma moto si je me fais réformer !

 

Aussi donc, je dois me présenter quelques mois plus tard pour être incorporer. Pas question d’y aller comme je suis, androgyne ! C’est le crâne rasé que je m’y présenterai et en ne faisait preuve que d’une seule chose : Mettre le plus de mauvaise volonté à être un bon militaire !

 

Résultats : Pas de permission, des corvées à ne plus en finir et que je ne ferais pratiquement jamais. Bref c’est l’enfer, dispute avec les autres soldats, rapports chez les gradés. Avant que je ne trouve une faille, il se passera presque deux mois de ce régime ! Il faut dire qu’une fois loin du « nid familial et de la dictature maternelle » les choses sont tout de même plus simple et le cerveau se met à vraiment travailler normalement !

 

Et flûte des menaces de ma mère, je m’engouffre dans cette faille et me voilà sur la route pour être renvoyé chez moi. Il me faudra encore attendre plus d’un mois pour savoir si je suis enfin libre ou s’il faillait que « j’y retourne » Et ce sera au mois de septembre1974 que je pourrais enfin dire « le service militaire est fini pour moi » En y rentrant début mai cela me fera quatre mois et demi, je suis renvoyé mais non réformé et je garde mon livret militaire. Donc personne ne peut me dire que je n’ai pas fais « mon service » Détail important pour être « socialement normal »

 

L’avantage de travailler à la poste, c’est que j’avais de nouveau du boulot en revenant. Mais cela ne va pas trop, il est question de l’uniforme que vais devoir porter. Ce que je ne souhaite pas du tout ! Et surtout de mes cheveux qui ont bien repoussés mais qui déplaisent au chef du bureau ou j’avais été mutée ! Tout cela mélangé, fait que ma décision est prise au début de l’année 1975, je quitte la poste !   

 

 

     

18:45 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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