08/07/2006

Liberté

L’emprise maternelle se relâche un petit peu ! Est-ce dû au fait que les enfants grandissent ? Ou simplement que mes parents qui ont des amis en Ardennes dans la vallée de la Semois, y ont acheté une caravane. Ou qu’avec déjà deux fils bien dressés, elle se désintéresse de moi ? Personnellement, je penserais plutôt à cette possibilité-là !

 

Il ne fait aucun doute que ma mère est ultra possessive et manipulatrice. Qu’elle aime avoir le pouvoir sur un maximum de personne autour d’elle et que malgré tous ses efforts, elle y arrive de moins en moins avec moi !

 

Un exemple : Après mon renvoi de l’armée, elle m’avait emmenée chez une guérisseuse. La visite c’est passé un peu comme cela : Je suis accompagnée de ma mère et de ma tante. La guérisseuse nous reçoit et tout de suite ma mère déballe son chapelet de qualificatif négatif à mon égard.

 

La dame lui dit alors de se taire et d’attendre là dans cette pièce. Elle m’emmène alors dans une autre pièce, aménagée d’une façon plus mystique. Ou nous sommes installées, assises l’une devant l’autre et elle me regarde fixement ! Je reste moi-même, sans vaciller, sans la laisser m’envahir, sérieusement je sens qu’elle veut pénétrer dans mon esprit. Mais c’est fermé, personne ne prendra le pouvoir sur moi de cette façon-là !

 

Au bout d’un moment qui me parût interminable, elle se leva et me dit que cela était fini. De retour dans l’autre pièce, où attendaient ma mère et ma tante. Elle leur dit « qu’elle ne pouvait rien faire pour moi » Rien faire pour moi ? Ou contre moi, dans le but de vouloir m’asservir pour une meilleure mainmise de ma mère sur mon avenir ?

 

A partir de ce jour, il y aura de moins en moins de discutions et de provocations venant de sa part ! Dorénavant la destruction se fera plus subtile, par des histoires racontées dans mon dos. Par des insinuations malsaines et des petits mots assassinent par-ci, par-là, donc j’en comprendrais la portée bien des années plus tard !

 

Là, ce qui compte le plus pour moi, c’est le temps passé libre ! Puisqu’ils vont de plus en plus souvent retrouver leurs amis à Bohan sur Semois. Que mes deux frères les accompagnent, l’aîné parce qu’il a beaucoup de jour de congé et qu’il participe au voyage en conduisant la voiture. Le cadet parce qu’il est littéralement collé au cul de sa mère depuis sa naissance ! Ce qui ne changera jamais puisqu’il continue de vivre ensemble à l’heure actuelle !

 

Ils me laissent seule dans la maison familiale. Je n’ai pas du tout l’envie de les accompagner, pour cela je prends pour prétexte que je dois travailler et puis surtout ! De cette façon-là, je peux enfin m’habiller avec les vêtements de ma mère et déambuler dans la maison sans peur d’être surprise par un ou l’autre. J’apprends aussi d’une autre façon à être autonome et à me gérer. Mais tous ces moments passés en femme et libre d’être comme je me sens sont de plus en plus lourds à porter, puisque en dehors je dois encore être un garçon !

 

Leur retour est toujours synonyme de fracture, brûlure dans mon âme. Et il m’est de plus en plus difficile de reprendre cette comédie de vie que je dois hélas encore jouer au moins jusque mes 21 ans, l’âge de la majorité à cette époque. Cette dualité se remarque dans mon comportement, car pour tenir le coup je m’isole de plus en plus tant au travail que dans mes fréquentation d’alors ! 

 

 

 

 

    

12:30 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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