09/07/2006

Stand Bye

Pour ce qui est du côté travail. J’étais rentrée là juste le temps de mettre suffisamment d’argent de côté avant d’être majeure et de voler de mes propres ailes. Les déconvenues que je viens de relater, me font « oublier » ces projets !

 

Je patauge tant et plus dans ma vie, je me laisse entraîner par quelques collègues et le travail s’en ressent. Comme en plus avec le vague à l’âme qui m’habite, je ne remarque pas que des intriques et des manipulations se font dans mon dos. Et à vrai dire, ce job ne me plaît pas et je me fous pas mal que quelqu’un veuille prendre ma place.

 

Quoi qu’il arrive, c’est comme si dans ma tête « il était déjà trop tard pour moi » Que j’avais raté ce tournant dans ma vie et que je ne pourrais jamais devenir une femme ! D’accord qu’avec ces collègues, tout ne sera pas négatif au possible, pour preuve : avec l’un d’eux je vais suivre des cours du soir d’anglais et d’allemand. Mais pour l’ensemble, ils sont fort orientés sorties le vendredi, samedi et dimanche soir ! Récupération comme l’on peut le lundi pendant les heures de travail avec toutes les sortes de dérives qui s’en suit !

 

Pour en arriver à ce que je sois transféré vers un autre dépôt de la société fin des années 70. Je débute aussi les années 80, d’un drôle de façon. L’ambiance au boulot est exécrable.

 

Pour ce qui est de la moto, je ne roule plus sur la route. J’ai de nouveau changé et recommencer les compétitions d’enduro. Mais rien ne va, aucune motivation ! Je cherche à faire quelque chose qui m’occupe l’esprit, quelque chose de fort pour ne plus penser du tout à ce que je souhaite être ! C’est à ce moment-là que je vais multiplier les sports, cyclisme, natation, karaté, jogging, ski alpin ! Autant de sport fait d’une façon des plus désordonnée. Cela va en plus m’occasionné des blessures à répétition, plus ou plus grave allant d’un poignet cassé à la déchirure des ligaments d’un genou.

 

La dernière « bêtise » pour m’occuper l’esprit, influencé par les gens que je fréquente à ce moment. C’est de me lancer dans la réalisation d’un Van, en pleine mode du Custom, plusieurs personnes de mon entourage construisent qui un Van, qui un Hot Road ou un Chopper. Nous sommes en plein sous l’influence anglo-américaine !

 

Et puis un jour au travail, voilà que je me mets à parler avec le nouveau réfectoriste. C’est quelqu’un que je connais depuis peu, il est super sympa, à des idées comme l’on pourrait dire « révolutionnaire » Très humain et sentant en moi un mal être de plus en plus profond. Il en arrive un jour à me parler d’un psychologue chez qui sa femme va ! Et de me conseiller de m’y rendre aussi. Voilà comment en plein milieu de l’année 1981, je fais la connaissance d’un homme assez exceptionnel, Marcel !

 

Les séances sont hebdomadaires. Et franchement je ne sais plus ce que je lui ai dis lors de la toute première séance, mais par contre, lui me dit « ce que tu me dis là est très profond et je te propose de revenir la semaine prochaine » je lui parle de tout et de rien, je tournerais autour du pot, impossible de parvenir à sortir ce que j’ai en moi, sauf une fois ou je lui dirais qu’il me semble que ma vie serait plus facile si j’étais une femme. Et lui de me demander de confirmer. Mais cela avait suffit pour me faire de nouveau douter de moi et d’atténuer ce que je venais de lui dire !

 

Moralement cela allait toute même un peu mieux, il m’arrivait de refaire des projets plus concrets sur mon avenir. Projets qui étaient hélas à chaque fois anéantis par les ravages occasionné par les hormones mâles. A ce moment, je suis vraiment dans une impasse, bloqué par ce corps qui ne me correspond pas. Bloqué par cette construction de ce Van. Bloqué par le fait que plus je reste dans la maison familiale, plus dur est la décision de partir. Bloqué par la pression sociale qui s’abat sur moi au niveau des relations avec les femmes. Bloqué par ce que je doute de moi et de tout ce qui me touche. Bloqué tout simplement parce que je ne sais pas « en parler »

 

C’est comme cela qu’au mois d’août, Marcel parti en vacances. Et qu’à l’occasion d'une fête chez des amis.  Je rencontrerais une femme, c’est elle qui fera les premiers pas. Je la laisse faire et cela n’est pas si désagréable ! Et si je m'étais trompé sur mon orientation, si cela été juste une erreur et que je devrais rester comme je suis, un homme ?

 

J’opte pour cette solution et je ne reprendrais pas les séances de psychanalyse au retour de vacances de Marcel ! hélas, cela ne durera qu’un temps et me mènera de nouveau droit dans un tunnel. Il faudra un accident avec ce Van qui me prit tellement d’énergie. Un accident presque inexpliqué ! Seul, en pleine nuit sur route déserte, un virage et un mur. Et je fonce droit dans ce mur ! Commotion cérébral, plus aucun souvenir d’avant l’accident, comme si le cerveau c’était « déconnecté » comme une sorte de signal d’alarme me mettent en garde sur l’erreur de mon choix !

 

Stop, tu ne peux plus continuer comme cela !

 

Premier signal d’alarme, mais pas encore assez fort ! 

 

 

 

          

17:48 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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