31/12/2006

Réveillon

Alors, laissons un peu le récit de mon histoire passée pour parler de l’actualité qui intéresse tout le monde, le réveillon !

 

Ici pas de problème, c’est en solo comme ce fût souvent le cas avant de me marier et devenu une habitude depuis que je vis seule ! Sauf à une exception lors d’un réveillon organisé par la radio de la RTBF « VivaCité » à l’occasion du beau vélo de Ravel.

 

Une balade nocturne à pieds, en vélo ou à cheval sur le Ravel de la ligne 38 entre Herve et Val Dieu. Et là-bas sous un immense chapiteau, un repas pour 2000 personnes, un concert de Stellla puis une soirée dansante !

 

Mais avant de me cocooner devant mon ordi en regardant un bon film. Je suis allée au cinéma cette après midi pour voir un super film « Little Miss Sunshine » un très beau et surprenant road movie américain. A voir !

 

Et pour rester dans les film américains, après un petit repas light de réveillon. Oui, mardi au boulot mes collègues m’environs de n’avoir pas pris quelques calories de trop ce week-end ! je me regarde le DVD du film « Woodstock » version longue (216 minutes) et surtout version anglaise !

Happy_New_Year_Bears_Banner%5B1%5D

  

20:44 Écrit par Loulou dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/12/2006

Reprendre le travail :

Bon, là je parle d’un moment ou le passé et le présent se rejoigne ! Mais avant cet épisode-là et juste après la partie de pétanque. Il me fallait bien reprendre le travail !

 

Pour éviter de devoirs répondre à trop de question et de rentrer dans de trop longues explications/discutions. Très peu de personnes savaient exactement la date de mon opération, mes collègues (5) direct, la direction et personnes d’autres.

 

Donc, une fois revenue au boulot je ne pouvais plus y échapper à cette curiosité compréhensible, mais Oh combien « malsaine » à mes yeux ! Et malgré cette impression de voyeurisme et de presque intrusion dans ma vie privée/intime, je me suis pliée de bonne grâce à répondre à toutes les questions que les gens me posaient.

 

Répondre à ces questions pour aussi espérer mettre un terme à certaines rumeurs qui circulaient, véhiculées par probablement des gens en mal de popularité et qui trouvaient là, un sujet idéal pour se mettrent un bref instant en évidence ! Exemple de perle diffusée pendant mon hospitalisation :

 

Je travail dans une grosse société de transport, le chef/brigadier du service peinture disait à tort et à travers : Que sa femme employée dans un grand hôpital de la ville avait parlée avec des médecins qui pratiquaient couramment le type d’opération que j’avais subie. Et qu’a une époque ou une vaginosplatie était « interdit » ils en faisaient en catimini dans les caves de l’hôpital !!!

 

Mon chirurgien à bien ri, lorsque je lui avais raconté cette « perle » des rumeurs courant sur mon dos ! Lui qui a opéré plus de mille Transsexuelles en vingt ans (ce qui fait qu’il avait probablement commencé au début des année 80) Et pour être passé par là, suis tout de même rester presque 5 heures en salle d’opération.

 

Je me demande bien ce que pouvait faire ces fameux médecins, collègues de la femme de cet affabulateur/chef peinture, en catimini dans les caves d’un hôpital ! 

salle dopération

 

17:42 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/12/2006

Retrouvailles

Voilà parfois des choses bizarres ! Moins d’une semaine après cette fameuse partie de pétanques et cette soirée finie lesbienne. Le samedi 20 juillet, il fait très chaud et je décide d’aller rentre visite à des amis. Un groupe que je fréquentais à l’époque et donc certaines personnes me connaissaient depuis le lycée ! Des gens qui ont été surpris par mon changement, mais qui ont suffisamment d’ouverture d’esprit pour m’avoir accepté dans la partie la plus difficile de ma vie, celle du début de la transformation. Ou l’on n’est plus un homme mais pas encore complètement femme !

 

Pour y aller de chez moi, en voiture c’est assez rapide, mais elle m’a été volée voilà plus de 7 mois maintenant ! J’y vais donc en bus, il y en a trois à prendre donc une correspondance sur la place la plus glauque de la ville. Un bus arrive et je m’y installe. En fait d’installée, le bus est bondé et je suis debout coincé dans l’allé centrale.

 

Quelques arrêts plus loin, une place se libère et je peux m’y asseoir. L’arrêt suivant, une dame se lève et voilà qu’un drôle de mec (qui me matait depuis un bout de temps) s’y installe. Le bus est dans une longue côte et je suis en plein soleil, il fait chaud, étouffant. Le mec me regarde fait un signe de tête, me dit quelque chose que je ne comprends pas. Je dis « oui » pensant qu’il parlait de la chaleur dans le bus.

 

A la moitié de la côte le bus fait un arrêt, la fille à côté de moi s’en va. Le mec prend sa place, il lui manque des dents, les autres sont jaunes crasses et son halène pue vraiment ! Ca va vite, il met son bras autour de mes épaules, me parle en s’approchant dangereusement de mon visage, ça me dégoûte ! J’enlève son bras et le repousse, j’arrive à comprendre qu’il vient du Kosovo, qu’il habite chez un cousin et qu’il me trouve jolie. Par politesse mais surtout pour ne pas faire un truc dans le bus, je lui dis merci, me lève et descend du bus.

 

Mais le mec colle, descend aussi et continue à me harceler, il veut aller boire un verre ensemble, me dit qu’il baise bien, que c’est un bon coup, etc. Suis énervée, je lui dis de me laisser, mais rien à faire ! Il y a d’autres personnes à l’arrêt, des vieilles dames qui me regardent de travers. Mon bus arrive enfin, le mec semble avoir compris, il s’en va et je peux enfin rejoindre mes amis !

 

Franchement, je ne suis pas habituée à ce genre de situation. Même, je suis très mal à l’aise ! Pire encore que la semaine précédente, où la fille se l’a jouait tout en finesse, douceur, tendresse. Ici le mec glauque, c’était du rentre dedans, du « Marie couche-toi là » je te baise et je squatte ta vie et ton appartement !

 

Bon, la soirée avec les amis se passe super bien. Et voilà que je demande qui peut me raccompagner, histoire d’éviter les bus (j’ai assez donné là-dedans pour aujourd’hui) C’est Michel P. qui se propose ! Mais voilà qu’au lieu de prendre le chemin direct, il va vers le « carré » le quartier ou l’on s’amuse à Liège. Ancien musicien, amateur de rock, Il m’emmène faire une série de bistrot. J’aime bien la musique, mais là au milieu de la nuit au bout d’un moment, j’en ai vraiment marre. Bon, on fini par rejoindre la voiture et je peux enfin rentrer chez moi !

 

Je me dis alors que c’est terminé, je ne retournerais plus par-là ! Seulement lorsque j’aurais une voiture. Mais je n’en ai jamais racheté ! On restera encore un peu en contact par téléphone, puis les aléas de la vie font que j’ai perdu tous contacts avec ce groupe d’amis. Cela fait maintenant quatre ans et cinq mois de ça !

 

Et vendredi dernier le 22 décembre, en revenant de ma banque, je vois une voiture qui se gare face à moi, le conducteur à des lunettes de soleil, mais je le reconnais, Michel ! Lui ne m’a pas encore vu, il sort de sa voiture et c’est enfin à ce moment qu’il me voit ! Il y a de l’émotion dans sa voix, il enlève ses lunettes et dans ses yeux aussi il y a quelque chose ! Il attend son père, nous parlons un peu, son père arrive et nous nous promettons de nous revoir !          

22:27 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/12/2006

Joyeux Noël

Activités assez calmes aujourd’hui, faut bien récupérer un peu avant le réveillon ! La routine du dimanche avec en plus les magasins qui sont ouvert. C’était tentant d’y aller faire un petit tour cette après midi. Et puis je me suis dis, quand même les pauvres vendeuses qui en voient de toutes les couleurs au moment des fêtes.

 

Voilà qu’en plus ils les font travailler le dimanche, alors qu’elles auraient bien mérité ce jour de congé pour se préparer à réveillonner tranquillement ! Et bien non aujourd’hui, je ne participerais pas à l’augmentation du chiffre d’affaire des magasins liégeois !

 

Joyeux Noël à toutes et à tous !

fillette-sapin

 

20:14 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/12/2006

14 juillet

Suis-je naïve ? Ce fameux dimanche 14 juillet, je mettais pour la première fois les pieds dans une activité d’Alliàge et cela sans m’en rentre compte.

 

J’accompagnais donc Michel et ses amis à leur partie de pétanque. Une fois arrivé, nous rencontrions d’autres personnes, des hommes et des femmes. Ne connaissant finalement que très peu de gens, rien ne me mis comme on dit, la puce à l’oreille. Qui dit pétanque un 14 juillet, dit Pastis ! Et moi qui ne bois jamais, me voilà avec un verre en main ! Puis un deuxième et je ne sais déjà plus ou je suis !

 

La partie se terminé, il y a un resto juste en face, un resto donc les patronnes sont lesbiennes ! Tout le monde y rentre dans ce resto. En allant vers l’entrée, je parlais avec une fille et c’est tout naturellement que je la suis et que je m’assieds à la même table qu’elle. Je remarque bien que tous les garçons sont assis ensemble et que toutes les filles sont de même, assises ensemble. Les garçons d’un côté et les filles de l’autre !

 

Nous parlons un peu Michèle et moi, la fin de la conversation que nous avions en rentrant dans le resto. Puis toutes les filles parlent ensemble. Et elles parlent des problèmes qu’elles rencontrent dans leurs vies, des problèmes qu’elles rencontrent avec les autres du fait qu’elles soient homosexuelles ! Et voilà c’est à ce moment que cela fait « Tilt » dans ma tête, ben oui ! C’est une activité d’Alliàge, l’ASBL Gay et Lesbienne.

 

Cela devient compliqué pour moi, je ne me sens pas lesbienne, tout comme je ne me sentais pas homo avant mon changement de sexe ! Et les filles ne savent rien de mon passé « différent » elles me posent des questions, comment ça se passe à mon boulot, les gens savent ? Elles pensent que je suis comme elles, lesbienne ! Et moi, je n’ose pas parler de mon passé, de cette opération toute récente ! Donc, je leur dis comment les choses se sont passées réellement, sans préciser qu’il n’était pas question d’homosexualité mais bien de transsexualité.

 

Le repas se passe super bien, Michèle qui est assise en face de moi n’arrête pas de me mater du regard ! Le Pastis, l’apéro, le vin, tout cela pour faire comme les autres. La tête qui me tourne ! Je suis mal à l’aise sous son regard qui devient de plus en plus pesant. Il y aura ensuite le feu d’artifice ! Et oui, à Liège les politiciens préfèrent la fête nationale française que celle de la Belgique.

 

Tout cela nous amènes bien tard le soir, il n’y a plus de bus pour me permettre de rentrer chez moi et Michèle me propose de me raccompagner. Je lui dis « oui » et nous voilà partie, mais pas par le chemin le plus court. Elle parle, me drague, cherche à m’allumer. C’est la première fois que quelqu’un me fait la cours comme cela ! Et là, suis vraiment troublée, je ne sais pas ce qu’il faut faire ! Je pense surtout que le lendemain, je dois reprendre le boulot et pour cela me lever tôt ! J’arrive à lui faire comprendre qu’il faut mieux en rester là, c’est alors qu’elle me demande à voir des photos de moi enfant. Je n’en ai pas sous la main et elle demande si je les retrouve de lui apporter à la prochaine réunion « papote » chez Alliàge !

22:20 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/12/2006

Alliàge

Ce qui me fit le plus souffrir en fin de compte, hormis la douleur post-opératoire qui doit être semblable à toutes les autres grosses opérations. C’est la solitude, ce sentiment d’être « abandonnée » une fois sortie de l’hôpital, être seule chez soi en ayant perdu momentanément une grande partie de son autonomie. Voilà, ce qui me fit le plus souffrir : être seule, lorsque l’on a besoin d’un soutient !

 

Maintenant que je peux de nouveau me déplacer comme bon me semble, ce sentiment d’abandon va rester longtemps dans ma tête ! Pour cela faisons un petit flash en arrière. Michel le jeune homme gay qui avait tenu à être présent le jour de mon opération, m’avait aussi présenté quelques gays, amis à lui. Et à ce moment-là il m’avait aussi fait découvrir quelques endroits gays ! Donc un sympathique bistrot sur une des plus belles places de la ville (pour moi, la plus belle conviviale)

 

Pendant les deux dernières semaines de ma convalescence, j’avais prise pour habitude d’y aller prendre une tasse de thé en début d’après midi. Assise à la terrasse, j’en profitais pour lire les journaux quotidiens, où un des folders se trouvant sur un présentoir. Dans un de ceux-ci, il y était question de l’association gays et lesbienne « Alliàge » Qui tenait une permanence tous les vendredi soir à quelques centaines de mètres de chez moi !

 

Alors, puisque j’étais seule et sachant que Michel la fréquentait, pourquoi ne pas y aller voir comment les choses s’y passent ! Mais il y a encore de la marge entre l’idée d’y aller et le fait de vraiment y aller voir ! Le hasard allait me donner un petit coup de main sous forme d’une rencontre.

 

Nous sommes le dimanche 14 août, veille de ma reprise au travail. Il fait beau, pas des plus chaud, mais beau ! Je décide d’aller voir l’aquarium et de faire une balade en bateau-mouche. Mais avant cela, il me faut passer à la banque pour avoir un peu d’argent liquide. Et la banque ne se trouve vraiment pas loin de ce bistrot gay super sympa. Il est en plus sur le trajet que je dois emprunter ensuite. Je marche sur la place lorsque Michel sort de ce bistrot, suivi de plusieurs autres personnes. Nous nous saluons et commençons à parler, ils vont dans la même direction que moi et voilà qu’ils me disent aller à une partie de pétanque et que je suis la bien venue !

 

Sans le savoir, je vais vers ma première rencontre avec les gens de l’association « Alliàge »  http://www.alliage.be/

bateau mouche Liège

 

     

21:57 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/12/2006

Début juillet

Je parle déjà de mon travail comme si j’y étais ! Mais il ne faut pas oublier qu’à ce moment de mon histoire, cela ne fait même pas quatre semaines que je suis opérée !

 

Une prise de sang et une visite chez l’endocrinologue pour confirmation que mon taux d’hormones à bien chuté suite à l’interruption du traitement deux semaines avant l’opération. Mais il n’y a pas que cela qui a chuté, j’ai aussi bien maigris ! Si cela ne me dérange pas, c’est toujours agréable de pouvoir remettre des vêtements qui nous semblait définitivement trop petit. Ce qui m’ennui le plus, c’est ma poitrine qui a fameusement diminuée ! Et malheureusement, je ne retrouverais jamais plus le volume qu’elle avait atteint avant l’opération.

 

A ce moment, nous sommes au mois de juillet, je me sens suffisamment bien même si je suis encore très rapidement fatiguée. Et il me reste deux semaines pour enfin si je peux dire « en profiter » pour revivre normalement. Envie de bouger, changer d’air, de vie, des courtes promenades et des haltes bien agréable aux terrasses, je me sens un peu en vacances.

 

Et puis surtout, il y a comme un courant en moi qui commence à m’envahir. Une envie de vivre comme si je regardais la vie d’une façon différente maintenant que je suis vraiment comme je le souhaitais pendant toutes ces années qui viennent de passer. Je regarde pour acheter un appartement, je prends des renseignements pour participer à un groupe de femmes. Mais, ce groupe avec des activités en pleine journée est plus axé sur les femmes qui n’ont pas d’emploi ou sont à en chercher un.

 

Deux semaines qui passeront vraiment trop vite, mais qui me permette de ne plus penser au passé et de ne pas encore penser à mon quotidien d’employée temps plein qui m’attend au boulot !

Alice au pays des merveilles

 

20:42 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/12/2006

L'histoire (suite)

Après ce petit intermède d’actualité, retour sur mon histoire.

 

Suite à cette non entrevue avec ce médecin de la mutualité, je m’en suis remise à l’avis de ma généraliste. Elle me prolonge mon incapacité de quelques semaines qui font surtout me permettre de bien me reposer et de bien récupérer.

 

A partir de ce moment, je pense que physiquement je suis hors de danger. Bien qu’il me fasse toujours faire des soins plusieurs fois par jour et qu’il y a toujours des douleurs assez violentes dans le bas ventre lorsque je passe de la position assise à la position debout. J’ai tellement mal qu’il m’est parfois pénible de redresser directement le dos, je marche courbée comme une vieille dame ! Ces douleurs vont perdurer bien longtemps même après avoir reprit le travail, au point de devoirs parfois travailler debout.

 

Alors lorsque je ne pouvais pas faire autrement que de rester longtemps assises et pour ne pas montrer que je souffrais, je prenais soin de me lever sans attirer l’attention de mes collègues, parfois en m’aidant des deux bras appuyés sur mon bureau jusqu’au moment ou je me sentais assez forte pour marcher le dos bien droit !

 

Pourquoi cela ? Simplement à cause du fait que les gens aiment répandre des fausses informations sur les autres et en particulier sur les personnes comme moi. Etre Transsexuelle cela fait bouillonner l’imagination la plus débile des gens frustrer de leurs minables petites vies et plus les rumeurs sont fausses et grossières, plus ils aiment ! Le sensationnalisme et le voyeurisme marche à plein dans notre société, pour preuve toutes les émissions de « télé-réalité » qui cartonnent à qui mieux mieux sur toutes les chaînes populaires ! 

50 peanuts

 

    

20:17 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08/12/2006

Discrimination ?

Voiçi une info trouvée sur un autre blog, elle n’est pas vraiment nouvelle du jour (puisqu’elle date du 30 novembre) mais toujours d’actualité lorsqu’il est question des différences et en particulier des Transsexuelles !

 

Je pense qu’il s’agit du podium des championnats canadiens de descende de Moutain bike (VTT) :

 

 L'histoire a fait grand bruit aux Championnats canadiens de descente à Whistler : installée sur la deuxième marche du podium, Danika Schroeter arborait fièrement un t-shirt portant l'inscription «100 % pure woman champ 2006 » Le message ne pouvait être plus clair : il s'adressait à celle qui la devançait sur la ligne et sur le podium, Michelle Dumaresq. Michelle Dumaresq est une transsexuelle. Certes, la chose est connue et a suscité quelques débats. C'est cependant la première fois qu'une autre athlète affiche clairement son désaccord hors des vestiaires.

Cela s'est fait au grand jour, sur un podium tout ce qu'il y a de plus officiel. Voilà de quoi heurter le décorum qui entoure généralement la remise des médailles. Toujours est-il que Danika Schroeter s'est pris trois mois de suspension. En publiant une lettre d'excuses, elle a obtenu une dérogation pour participer aux Championnats du monde en Nouvelle- Zélande, mais elle purgera quand même sa peine.

Bon, on en pense ce  qu’on veut !

 

Moi personnellement pour avoir fait « avant » énormément de sport d’endurance comme la course à pieds ou le cyclisme, mais pas de compétition ! Principalement pour diluer et contenir ce que je ressentais. Je ne crois pas qu’une transsexuelle soit plus forte qu’une autre femme « biologiquement d’origine » Mais bien sûr, lorsqu’il y a un enjeu tel un titre de championne, tous les coups sont permis en particulier celui de discréditer ses adversaires d’autant plus que l’on termine derrière celle-ci !

 

Alors pourquoi je dis cela bien que je ne sois pas doctoresse en médecine sportive ?

 

Simple, d’après ce que je sais ce sont les hormones mâles qui font se développer la masse musculaire. C’est pour cela que tant de sportif et sportive en abuse tant et plus pour augmenter leur force et leur puissance musculaire. Chez les Transsexuelles, il n’y a plus de production d’hormones mâles et le traitement (à vie) de féminisation fait qu’une Transsexuelle à trois voir quatre fois plus d’hormone femelle qu’une femme biologique d’origine.

 

Sur avis de l’endocrinologue qui me suit, je continue de faire du sport et je le fais avec des filles qui ne connaissent pas mon passé « différent » et je peux dire qu’elles sont bien plus fortes que moi et que je ne suis pas encore arrivée à terminer une randonnée en même temps qu’elles ! Toujours derrière la petite d’ici !

 

Mais c’est mon avis personnel sur du vécu personnel. Et je ne voudrais pas non plus, en tirer des conclusions pour toutes les autres Transsexuelles !

80MichelleDumaresq2

Michelle Dumaresq  

22:24 Écrit par Loulou dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/12/2006

Médecin conseil

Les choses vont évoluer beaucoup plus vite après ce voyage à Bruxelles. Même si je suis revenue de là affamée et épuisée ! Affamée, simplement parce que je n’avais rien pris avec moi pour passer presque une journée entière, hors de chez moi. Et épuisée, par le manque de force (expliqué par le fait que depuis l’opération, je ne mangeais pas très bien)

 

Je recommence à bouger de plus en plus, malgré qu’il reste quelques petits problèmes. Et c’est pour cela que je suis presque heureuse d’être convoquée par le médecin conseil de la mutualité. Pas tellement au niveau médical, pour ça il y a mon médecin. Non, c’est surtout au niveau de l’incapacité de travail.

 

J’ai envie de reprendre le boulot, mon médecin me dit de patienter encore un peu. Alors cela m’intéressait de connaître l’avis du médecin conseil. Mais voilà, j’arrive à la consultation, il y a d’autres personnes qui attendent et au secrétariat juste une fille qui prend les convocations et les transmet. C’est les médecins qui viennent eux même directement chercher les patients.

 

Il y a plusieurs médecins, donc les gens n’attendent finalement pas trop longtemps. Et je regarde un peu les personnes qui sont-là, pas par voyeurisme, non, juste pour passer le temps ! Des jeunes femmes enceintes, elles, on sait pourquoi elles sont là ! D’autres par contre, c’est plus difficile, il y en a qui semble ne pas avoir grand-chose et qui ont des tas de papier, enveloppe radio sur les bras et qui font des grimaces pas possibles à chaque geste. Et d’autres, un pied ou une jambe plâtrés, avec juste leurs radios sous le bras.

 

Tous semblent ne pas apprécier d’être là ! Sauf moi, j’ai encore mal dans le bas-ventre et je marche encore assez difficilement et avec juste une lettre de mon chirurgien dans mon sac. Mais cela me fait vraiment plaisir d’être en chemin, d’être là et de me rentre compte que je peux finalement bouger sans trop de problème moins d’un mois après mon opération.

 

Je vois d’autres personnes arriver et passer en consultation avant moi. Au bout de presque deux heures d’attendent, la fille du secrétariat vient dans la salle d’attende et demande qui est là pour le médecin « un tel » il y a deux autres personnes et moi qui répondent. Et là, elle s’excuse, mais le médecin qui devait nous recevoir ne viendra pas et donc plus besoin d’attendre, nous pouvons partir ! Les deux autres semblent soulagés, moi pas ! Je m’en retourne chez moi avec mes questions et interrogations sur les dangers d’une reprise trop hâtive de mon travail !   

19:29 Écrit par Loulou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |